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13 décembre 2005 2 13 /12 /décembre /2005 16:29

 

Aujourd’hui, j’étais convoquée par l’A.N.P.E. pour une « formation destinée à me remobiliser ». Car, comme vous l’avez lu dans le précédent article, je suis très fortement démobilisée en ce moment, et l’A.N.P.E. le sait.

Ce que je ne comprends pas bien, c’est que ce n’est pas mon A.N.P.E. qui m’écrit, c’en est une autre. Loin, très loin de chez moi. Mais la convocation est péremptoire, je suis obligée d’y aller, sinon je suis radiée. Et même « RADIÉE », en majuscules passées au Stabilo, des fois que je n’aurais pas bien compris.

Donc j’y vais. Dix kilomètres à pieds, ça use les souliers, mais si je suis radiée, je peux dire adieu à mes souliers.

 

 

Arrivée sur place, il y a comme un souci. Nous sommes trois cents ! Et il n’y a que deux salles de « formation à la remobilisation » qui ne peuvent accueillir que dix personnes chacune. Il y aussi l’organisation AC contre le chômage qui nous explique. L’A.N.P.E. ne peut plus s’occuper de nous, faute de moyens. Donc elle fait appel à d’autres organismes. Aujourd’hui, c’est la S.J.T., « Solidarités et Jalons pour le Travail ». Cette société gagne 10 euros par convocation qu’elle aura récupérée (pour les gens qui se seront présentés), et 385 euros par personne qu’elle aura réussi à garder pour son premier stage. Oui, car la « formation à la remobilisation » est constituée de cinq stages, à raison d’un tous les quinze jours.
Un monsieur était là, qui avait déjà suivi cette formation cinq fois. Bien obligé, sinon il était radié au Stabilo lui aussi ! Donc le premier jour, on vous apprend à faire votre C.V. C’est fort, vu que ça fait déjà plusieurs années que vous êtes au chômage, et que c’est le premier truc que vous apprend l’A.N.P.E. Le deuxième jour de « formation à la remobilisation », on vous enseigne comment écrire une lettre de motivation. C’est fort, vu que ça fait déjà plusieurs années que vous êtes au chômage, et que c’est le premier truc que vous apprend l’A.N.P.E. (ah oui ? vous avez remarqué que j’ai fait un copié-collé ?). Mais attention, la troisième journée du stage, ça change ! On vous montre comment vous « relooker ». Oui ! Coiffure, maquillage, petit tailleur, on vous donne tous les secrets pour réussir – mais évidemment pas l’argent pour vous payer tout ce luxe. Pour les autres journées, je ne sais pas, mais ce n’est guère important, ce que j’ai appris me suffit.

 

 

Nous sommes donc trois cents, et il n’y a que deux salles ne pouvant accueillir que vingt personnes en tout. Qu’est-ce que vous avez envie de faire dans ce cas-là ? Partir, bien entendu ! Et hop, radié au Stabilo ! Un chômeur de moins dans les statistiques du gouvernement !

Toutes les personnes convoquées, on s’en rend compte sur place en discutant, sont à l’A.S.S., possèdent souvent pas mal de diplômes, et ont entre 35 et 65 ans. Des gens à qui la société refuse souvent tout travail. Et un gros problème pour l’état car, contrairement aux Rmistes, nous sommes comptabilisés comme chômeurs, ce qui n’est pas bon pour les statistiques.
Mais nous avons aussi une femme de ménage, une vraie, il n’y a pas de sot métier. Cette dame a été licenciée, après onze ans de bons et  loyaux services, parce qu’elle refusait un stage d’anglais. Et elle avait eu l’impudence de demander pourquoi, tout à coup, il fallait qu’elle se mette à causer anglais avec sa serpillère ! On en rit sur le coup, mais on entend tout de même des histoires assez ahurissantes…

 

 

Bon, du côté de la S.J.T , c’est un peu la panique. Surtout qu’AC commence à s’activer aussi. Coup de fil à l’ANPE du secteur : ils ne sont pas au courant. Et là, on est plusieurs à dire qu’on ne dépend pas ce cette agence, mais d’une autre. Et on apprend même que des gens de province ont été convoqués avec nous aujourd’hui : un monsieur de Toulouse, un de Toulon, un d’Angers. Qui ont payé le voyage de leur poche, bien entendu. De toute manière, c’était ça, ou radié au Stabilo ! Je peux bien me plaindre avec mes dix pauvres kilomètres à pied.

 

 

Coup de fil à l’A.N.P.E. nationale, ils ne sont pas au courant non plus. Enfin… si, quelques minutes après, ils nous rappellent pour nous dire qu’ils sont au courant, donc qu’ils nous envoient la police ! On a super peur ! Bien évidemment on reste, on guette. L’A.N.P.E. nationale nous redit qu’on est des affreux méchants et qu’elle appelle de suite les C.R.S. ! Bon, en fin de compte, on n’aura vu aucun képi.
Mais ça ne nous avance pas trop dans notre affaire : on se demande toujours pourquoi on est autant à avoir été convoqués aujourd’hui. L’A.N.P.E. nationale ne sait pas non plus. Ah si ! Finalement, quelques minutes après, ils nous retéléphonent : ils viennent de se souvenir que c’est une erreur de leurs employés - qui ont pris eux-mêmes l’initiative de tous nous convoquer ! Mais il ne faut surtout pas que nous nous inquiétions : aujourd’hui, on est certes venus pour rien, mais ils nous garantissent qu’on ne sera pas radiés au Stabilo. Non. Ils sont cléments à l’A.N.P.E. Ils vont tous nous convoquer de nouveau, un par un, dans des conditions décentes. Évidemment, parce que trois cents personnes, avec l’aide d’organisations pour la défense des chômeurs et des précaires, ça fait un peu peur. Alors autant nous mettre la pression en individuel, bien au chaud dans un bureau…

 

C'est chouette la vie de pauvre !

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18 octobre 2005 2 18 /10 /octobre /2005 23:00

 

Désolée, je n'ai pas du tout le temps de mettre le blog à jour, j'ai trop de travail. Alors je vous offre cette jolie pomme, pour patienter. Car oui, je vous le concède, la cigogne de l'autre fois n'était pas très digeste.

Merci les amis !

C'est chouette la vie du blog ! 

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29 septembre 2005 4 29 /09 /septembre /2005 23:00

Aujourd'hui, j'ai reçu un mail hyper mystérieux, en provenance d'une adresse ne comportant que des chiffres. J'espère ne pas faire d'indiscrétion en vous citant le texte :

Ivy, je bois une petite coupe de champagne, comme ca,
parce que le champagne c'est délicieux, les petites
bulles ca piquote, et puis ca me rend gaie quand je
suis morose, voilà donc, pas d'évènement à fêter, rien
de spécial, juste pour le plaisir et puis parce qu'il
faut pas se laisser abattre, j'me dis, et tout d'un
coup je regarde l'étiquette.... c'est fou! Fou mais
chouette aussi. Vérifie par toi-même, j'ai pris direct
une photo pour te la montrer.

 

Et suit la photo choc :

 

Le comble, c'est que je suis née à Reims, capitale du champagne !

J'ai vraiment de super lecteurs ! Merci !

 

C'est trop chouette la vie tout court !

 

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6 août 2005 6 06 /08 /août /2005 23:00

L’été dernier, le Clube a eu l’excellente idée de lancer les pique-niques ludiques au Bois de Vincennes, tout près de Paris.

Cette année, c’est Grunt qui a repris l’initiative de main de maître.

Le principe est simple : vous venez avec votre pique-nique et, si vous le désirez, quelques jeux à faire découvrir, bien qu’il y ait déjà largement de quoi faire :

 

 

Pour ceux qui ont oublié de quoi manger, il y a toujours la solution d’attraper les poissons du superbe lac Daumesnil :

 

 

 

L’un d’entre nous a même réussi à pêcher un magnifique saucisson de chevreuil, frais comme un gardon :

 

 

 

 

Au début, il y a peu de monde, mais notre espace se remplit vite d’une multitude de gens plus sympathiques les uns que les autres :

 

 

 (Vous remarquerez le petit invité surprise qui sort du jeu, et a passé son après-midi à tout chambouler sur les plateaux, mais aussi Dncan, de dos, improval debout, grolapinos, de face, tête tournée, t-shirt bleu marine).

 

 

(Mon super poto Bardek, qui va me casser la tête pour l'avoir pris en photo ; mais c'est surtout pour vous montrer, un peu cachée, blancas', juste derrière ;-))

Les jeux auxquels j’ai joué ce dimanche : Einfach Tierisch, Syllabus, Les Chevaliers de la Table Ronde , l’étonnant Fairy Tale, Sticheln et Niagara.

Là, j'ai presque gagné, héhé :

L'étonnant Fairy Tale :

 

Et là, on n'est pas loin de la chute !!!

Tout est gratuit, n’hésitez pas à venir !

Le prochain rendez-vous sera annoncé sur le Clube, et dans la rubrique De la Rencontre du forum de Trictrac – le magazine francophone des jeux de société.

C'est chouette les pikniks ludiks !

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30 juin 2005 4 30 /06 /juin /2005 23:00

 

Quand j’ai emménagé dans l’appartement, il y a huit ans, il était infesté de mites.
Attention, pas n’importe quelle mite ! Celle de Barbès, la pire, celle qui connaît toutes les racailles du quartier, deale du crack, revend des fausses montres suisses, et des cigarettes de contrebande !


Non contente de s’en prendre aux tissus habituels, la mite de Barbès a aussi cette fâcheuse habitude de s’attaquer au linge qui sort de la machine à laver. Elle fait ainsi d’une pierre deux coups : elle a à boire et à manger !


Et puis c’est bien simple, vous vous couchez, le soir, tranquilles. Et le lendemain matin, vous n’avez plus ni pyjama, mangé, ni couette, engloutie, et même votre matelas a été entamé !


Bien entendu, aucun produit vendu dans le commerce ne venait à bout de cette terrible mite de Barbès. Jusqu’au jour où, en désespoir de cause, j’ai tout aspergé d’huile essentielle de lavande. Le miracle !


Alors là, la mite de Barbès se frotte les mains, se pourlèche les babines, et s’apprête à faire un festin de votre joli pull en cachemire. Elle approche, sûre d’elle, croque dedans à pleines dents, et là, horreur pour la mite de Barbès, elle vomit tout et tombe raide morte les quatre pattes en l’air – pour autant qu’une mite ait quatre pattes.
Oh, ne vous inquiétez pas, le vomi de mite, même de Barbès, c’est tout petit, ça ne se voit qu’au microscope à balayage électronique.
Alors voilà, plus de mites !


J’en ai vu quelques unes au printemps, pas très dangereuses, mais elles ont disparu dès l’été venu. Elles sont sûrement parties en vacances, pour frimer à St-Trop’, avec toutes les autres racailles de Barbès !


C’est chouette la vie sans mite !

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12 juin 2005 7 12 /06 /juin /2005 23:00

Hier soir, mon garde du corps et moi nous baladions dans les rues de New York. En effet, nous nous rendons souvent à New York pour diverses taches, et sommes parfaitement rôdés.

Mais hier, nous avions eu une journée particulièrement éprouvante. Nous avions cependant réussi à accomplir notre mission sans verser une goutte de sang. Enfin, c’est surtout mon garde du corps dont il faut se méfier. À cause de ses bras… simiesques ! Mais passons !

Nous cherchions donc un endroit pour nous délasser, et oublier cette journée épouvantable. Malheureusement, nous connaissons un peu trop bien la ville, et commençons à être blasés. D’autant qu’avec ces cinquante missions à N.Y.C. au cours du même mois, nous avions déjà participé à tous les divertissements possibles et imaginables que propose la Grosse Pomme.

Mais tout à coup, en remontant Broadway, quelle ne fut pas notre stupéfaction de voir qu’ils jouaient l’un des plus célèbres classiques du répertoire français !

 

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9 juin 2005 4 09 /06 /juin /2005 23:00

 

En 1978, Atari lance le premier jeu vidéo en couleur de l’histoire. Space Invaders. 
Quelques dix années plus tard, un artiste envahit les villes du monde entier, à l’aide de ces petits vaisseaux spaciaux, directement issus du jeu vidéo – où comment le virtuel entre dans la réalité, voire dans le quotidien de chacun d’entre nous.

L’image est grossièrement pixélisée, comme dans le jeu de l’époque. Le meilleur moyen de la restituer : la mosaïque !
Ce n’est pas un tag à proprement parler, l’œuvre est auto-signée, même si l’artiste encourage qui le souhaite à poursuivre son projet d’invasion.

Monsieur Invader, puisque c’est son nom, finance ses voyages et l’achat de son matériel par son site internet, et par les ventes qu’il réalise dans les galeries d’art contemporain. Il a même créé une paire de tennis spéciale : à chaque pas, sur une surface malléable, la semelle laisse une empreinte de space invader !

Issu des Beaux-Arts, l’auteur n’a pas pour but d’embellir la ville : ses space invaders sont trop petits, trop anodins, pas assez tape à l’œil. Mais plus qu’une dégradation, il considère son œuvre comme un don fait à chacun (plus besoin d’avoir ses entrées dans les galeries huppées de la capitale), et aussi comme un pied de nez aux grandes régies publicitaires qui croient avoir la mainmise sur l’espace iconographique urbain.

Je me souviens très bien du premier space invader que j’ai vu. C’était dans les années 90. J’étais dans le bus, j’allais au travail, la tête encore toute embrumée de sommeil. Quand tout à coup, là, sur le mur d’enceinte du Louvre - du Louvre ! Le plus gros Musée de monde ! - je vois collé un space invader.
Le lendemain, malheureusement, il n’y était plus.
Mais le surlendemain, il avait fait sa réapparition – qui, à vrai dire, ne dura guère.

C’est depuis cette époque que je les traque.
Il y a une carte sur le
site internet, quelques personnes bien intentionnées voudraient peut-être m’envoyer leurs adresses pour m’aider... Merci, mais je n’en ai que faire ; je veux les découvrir par moi-même, au détour d’une rue, sur un bâtiment bien connu. Pour ne pas gâcher la surprise !
J’en ai plusieurs dizaines en photos. Certaines sont un peu floues, ce n’est que du repérage avant de retourner prendre le cliché dans de meilleures conditions – en espérant toujours que la mosaïque n’aura pas été cassée entre-temps, ce qui arrive fréquemment.

Maintenant que vous savez, vous aussi, levez la tête quand vous marchez ! Les space invaders sont souvent placés à deux mètres du sol, on en trouve aussi beaucoup autour des plaques de rues.
Et en les cherchant, vous apprendrez également à ouvrir les yeux, et vous vous apercevrez que la ville vous offre des milliers d’autres trésors en tout genre.

(excusez la piètre qualité des clichés, j'apprends encore à me servir de l'appareil numérique, et les photos d'angle, et de nuit sous la neige, ce n'est pas évident !).

 

 

  

 

 

 

il y a parfois des mutants :

 

et celui-ci, je l'adore : il est collé sur la façade de la Garde Républicaine, au nez et à la barbe de tout le monde ! Mais tellement discret, qu'il se fond parfaitement avec les couleurs de la... nation, et de la plaque de rue, ce qui fait que personne n'a encore songé à l'enlever, depuis plus de deux mois !

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8 juin 2005 3 08 /06 /juin /2005 23:00

Il y a même des gens qui se font tatouer des space invaders. Et croyez-moi, une ligne parfaite, ou un angle droit, c'est particulièrement difficile à réussir en tatouage !

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2 juin 2005 4 02 /06 /juin /2005 23:00
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26 mai 2005 4 26 /05 /mai /2005 23:00

Vous l’avez tous remarqué, la SNCF a changé de logo. Ça ne lui a coûté que 67000 euros et on remercie cette entreprise de toutes les réductions qu’elle offre - notamment aux chômeurs (il n’y en a aucune…). Et évidemment, il se trouve que le violet de gauche est la couleur de mes cauchemars, et le rouge de droite, la couleur du sang (mais qu’est-ce qu’ils ont tous à mettre du sang dans leurs logos en ce moment ??). Ah pardon, j’ai lu sur la présentation ultra luxueuse, que c’était du « carmillon ». Oui ! Ils ont aussi inventé un nouveau mot, pour désigner cette couleur unique qui mêle le carmin et le vermillon.

Mais ils ont fait encore plus fort : ils ont inventé un nouveau slogan :  Donner au train des idées d’avance. Dans toutes les documentations, on lit bien qu’ils recentrent totalement  le service autour du « client », non plus de l’usager, du voyageur, non, du « client », le gars qui paie en somme !


Alors d’une part, vous voyez la dimension humaine qui est donnée dans le nouveau slogan, Donner au train des idées d’avance : on n’y parle nulle part d’humain, mais de train. On va donner des idées au train ! Quel concept original ! On va lui faire suivre des stages intensifs pour remettre son niveau intellectuel non pas à niveau, mais en avance ! Et forcément, le train, il faut qu’il cogite dans sa petite tête, alors on lui donne des exercices pratiques.
La dernière fois que j’ai pris le train donc, il y avait deux toilettes pour deux wagons. Problème qu’on pose au train : les toilettes, ça se résume à un trou qui s’ouvre sur la voie, c’est bête. Comment faire pour améliorer le service et le confort du « client » ? On propose au train : un lavabo, un distributeur de papier et un de savon. Alors là le train, il cogite. Bon évidemment, c’est un peu difficile comme problème, donc le train décide de fermer une toilette sur les deux, pour se simplifier un peu la tâche. Et dans le seul w.-c. ouvert, eh bien le train réfléchit, réfléchit, tourne le problème dans tous les sens. Mais ce n’est qu’un train après tout, et lui demander des idées, d’avance de surcroît, c’est un peu trop lui demander. Donc dans ce seul w.-c. ouvert, il n’y a ni papier, ni savon, ni eau. Le « client » est content.

D’autre part, pour mieux assurer le service du « client », la SNCF a décidé de recruter. Il y a de nombreux agents d’accueil, très utiles. Par exemple, ce soir, j’ai accompagné mon garde du corps en gare de l’est, à Paris. Il y avait un mur d’agents d’accueil, pas moins de huit, qui bloquaient complètement l’accès à la voie. Ils vérifiaient les billets de tous les « clients » et les orientaient vers le bon côté du quai. C’était vraiment pratique, étant donné qu’il n’y avait aucun train de l’autre côté : imaginez un instant ces « clients » qui, par mégarde, seraient montés dans un train inexistant !!! C’est vrai quoi, un « client », tout le monde sait que c’est tête-en-l’air, et que ça paie cher des billets de train pour des voyages qui n’existent pas ! Et en plus, ils risquent de venir se plaindre après ! On ne peut pas laisser faire ça, on les oriente.


Mais aussi, on bloque l’accès aux « non clients ». Tu n’as pas acheté de billet ? Tu n’accompagneras pas ton garde du corps à son wagon. Non ! En plus, vous risqueriez de vous embrasser goulûment devant la portière, et là, le train, de carmillon, on ose à peine se demander à quelle couleur il passerait ! Ou alors, on peut trouver un arrangement : tu paies le baiser de cinq minutes au prix du kilomètre (logique non ?) soit, en ce qui nous concernait, environ 60 euros. Je dois être un peu réac’, je trouve ça rétrograde d’empêcher les gens de se dire au revoir sans payer. Mais non, c’est une « idée d’avance » de la SNCF !

 

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