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27 mai 2013 1 27 /05 /mai /2013 15:34

 

 

Troc-livres de Joigny Yonne (2)

 

Il y a quelques années, la ville de Joigny a tenté de célébrer la fête mondiale du jeu avec tambours et trompettes, et une campagne de communication aussi maladroite que tapageuse (voir ici). Heureusement, elle est revenue à la raison, et a fini par revoir ses prétentions à la baisse. La fête est désormais circonscrite à l'emplacement du marché couvert, choix tout à fait judicieux étant donné les caprices de la météo, et elle est majoritairement destinée au jeune public. À en juger par les cris de joie poussés par les enfants, la nouvelle formule plaît énormément !

En marge de cette manifestation, se déroule un événement plus destiné aux adolescents et adultes : « Le Troc-livres de Joigny ». Le principe est on-ne-peut plus simple. Vous venez avec les livres dont vous souhaitez vous débarrasser, vous les disposez sur les tables prévues à cet effet, vous prenez les livres qui vous plaisent et... vous repartez avec le sourire !

Aucun échange d'argent n'est prévu. Vous pouvez venir avec dix livres et repartir les mains dans les poches, ou n'en apporter aucun et repartir avec dix ouvrages. Personne ne vous demandera de justifier quoi que ce soit, et c'est ça qui est bien.

Cette année, l'événement a beaucoup enthousiasmé les gens. À tel point que les bibliothécaires qui s'en occupent ont dû faire venir des tables de toute urgence, pour pouvoir exposer tout ce que les gens apportaient !

 

Troc-livres de Joigny Yonne (1)

 

Je suis venue au Troc-livres de Joigny pour la première fois en 2013. Comme j'avais seulement prévu d'y jeter un coup d'œil, par curiosité, je n'ai apporté qu'une quinzaine de volumes. Et, me laissant séduire par tout ce que je voyais, je suis repartie avec dix-neuf ouvrages ! Pas de science-fiction, certes, mais des polars, et de très beaux récits d'aventures en tout genre. Il y en avait pour tous les goûts, des livres neufs, des vieux, des poches, des brochés, des livres de classe, des guides pratiques, des romans, des nouvelles, de la poésie. En français, en anglais, en chinois, en russe ! C'est décidé, l'an prochain, je sors tous les livres prévus pour le vide-greniers et je les dédie au Troc-livres de Joigny. À quoi bon vendre un livre trois francs six sous, alors qu'on peut tout simplement faire des heureux en le donnant ?


C'est tellement chouette, et tellement rare, de pouvoir prendre et donner, par pure générosité, sans avoir aucun compte à rendre à personne !

 

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25 mai 2013 6 25 /05 /mai /2013 15:42

 

Clavier-Alt-Code-en-francais-majuscules-accentuees.jpg

 

 

 

 

 

Pour obtenir ces lettres ou ces signes, appuyez sur la touche Alt de votre clavier (juste à gauche de la barre d'espace) et en même temps sur les chiffres indiqués à droite.

 

Ç 128
« 174
16



» 175
17
À 183
© 184
30
 182
@ 64
31
É 144
® 169
26
È 212



27
Ê 210
ø133
29



× 158
7
œ ø156
± 241
254
Œ ø140
÷ 246


æ 145



1



½ 171
3
Î 215
¼ 172
4
Ï 216
¾ 243
5
Ù 235



6



¹ 251
13
Esp ins. ø160
² 253
14
ø 155
³ 252
15

 


C'est chouette de pouvoir écrire ce qu'on veut, comme on veut !

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28 avril 2013 7 28 /04 /avril /2013 10:37

 

Jeu solo rend-il sourd ivy blog

 

Retrouvez l'intégralité de cet article sur :
http://chouette-la-vie.blogspot.fr/2016/05/le-jeu-solo-rend-il-sourd.html

 

À tout de suite ! ;)

 

 

 

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Publié par ivy - dans C'est chouette la vie de joueuse !
8 avril 2013 1 08 /04 /avril /2013 11:19

 

12 heures du jeu Cocktail Ludik Champs sur Marne

 

Quand on approche de la capitale, on rencontre soudainement un nombre effarant de voitures et plein d'immeubles dans tous les sens. C'est impressionnant.


12 heures de jeux Champs sur Marne

 

Si l'on cherche un tout petit peu, on rencontre aussi beaucoup de gens très sympa et des tonnes de jeux ! Aux « 12 Heures du jeu » organisées pour la troisième fois consécutive par la dynamique association Cocktail Ludik, à Champs-sur-Marne (77).

 

12 heures de jeux Cocktail Ludik Champs sur Marne (2)

Malgré cette belle journée de dimanche ensoleillée, la salle se remplit vite.

12 heures de jeux Cocktail Ludik Champs sur Marne (10)

Le public est composé de familles, de jeunes, de joueurs intermédiaires et bien sûr de gamers confirmés. Les très nombreuses boîtes de jeux sont intelligemment réparties en trois pôles : « Jeux d'ambiance », « Découverte » et « Experts ». Il y en a donc pour tous les goûts, et les gentils animateurs de Cocktail Ludik sont toujours présents pour vous expliquer toutes les règles.

12 heures de jeux Cocktail Ludik Champs sur Marne jeux

 

On trouve aussi bien les dernières nouveautés à la mode que les jeux qui ont fait leur preuve depuis des années.

12 heures de jeux Champs sur Marne pak en pleine narrationPak en pleine narration (Brunan)


12 heures de jeux Cocktail Ludik Champs sur Marne (1)

J'ai joué à une quinzaine de jeux. Mon tiercé gagnant, sans ordre particulier : Gentlemen Cambrioleurs, Color Pop (superbe réalisation !) et surtout l'Île interdite.

Pour suivre toute l'actualité du club, et ne rater aucune des prochaines éditions des "12 Heures du jeu", rendez-vous sur le site de Cocktail Ludik.



C'est chouette, la vie de joueuse, hips !

 

 

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3 mars 2013 7 03 /03 /mars /2013 14:00

  Genial Reiner Knizia Viktoriapark

 

Genial est un très bon jeu du très célèbre auteur allemand : Reiner Knizia. Il a été publié en 2004 et a été repris et traduit chez plus d'une vingtaine d'éditeurs à travers le monde. Genial a aussi connu par la suite toutes les déclinaisons des grands succès ludiques, des versions junior et téléphone portable au jeu de voyage, de dés, de cartes etc., jusqu’à des créations qui n’ont plus grand-chose à voir avec l’original.

 

picisto-20130222132224-940883

Le principe de base est très simple : les joueurs disposent de dominos hexagonaux représentant six couleurs, qu’ils placent sur une grille commune. Dès qu’une couleur en touche une identique, on marque des points. Par exemple si je pose une pièce rouge à la suite d’une ligne de cinq rouges, je marque 5 points en rouge. Lorsqu’un joueur atteint 18 points dans une couleur, il rejoue. À la fin de chaque tour, on pioche un nouveau domino pour toujours en avoir six sur son chevalet. Lorsqu’il n’y a plus aucune possibilité de jouer sur la grille, la partie prend fin.

 

Genial Reiner Knizia et Viktoriapark Piste de Score

La façon de déterminer le vainqueur est surprenante, sauf pour les habitués connaissant déjà l’auteur. On ne considère pas celui qui a le plus de points, mais celui qui a le plus de points dans sa couleur la plus faible. Par exemple, la couleur la plus faible de Jacques est le jaune, où il a trois points. La couleur la plus faible de Sandrine est le bleu, où elle a 7 points. 7 est supérieur à 3, donc Sandrine gagne.

 

Genial Viktoriapark et Reiner Knizia partie en cours


Genial est un jeu hyper accessible tant son principe de domino est universel, et très facile à trouver tant sa diffusion a été large. Il permet de jouer de façon classique de deux à quatre personnes, mais aussi en solo ou à quatre par équipes de deux. Dans ce cas, on a la possibilité de rejouer deux fois : lorsqu’on atteint 18 et 36 points dans une couleur. Bien entendu, on ne communique pas avec son partenaire. Genial bénéficie d’un matériel très bien pensé avec des tuiles joliment colorées adaptées à tous les daltonismes. Chaque couleur est en effet symbolisée par un dessin (soleil pour le jaune, cercle vide pour le violet, cercle plein pour le vert, étoile à six branches pour le bleu, etc.). La relative importance de l’aire de jeu, qui augmente avec le nombre de joueurs, et la pioche des tuiles permet des parties toujours renouvelées, mais surtout pleines de rebondissements. La victoire ne sera jamais acquise avant la fin du jeu. Comme il suffit parfois de ne grapiller que quelques malheureux points pour gagner, même le joueur le plus en avance devra se méfier de ses adversaires jusqu’à la toute dernière minute.

 

Genial Reiner Knizia et Viktoriapark vue rapprochée

 

Genial est tellement bien que les plus grands artistes internationaux ont commencé à en chanter les louanges dès 1998, soit six ans déjà avant sa publication :
 

 

 

 

Genial, c’est super chouette, c’est wunderbar, alles klar !

 

 

Vous aimerez aussi :
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- Mamma Mia, Uwe Rosenberg et les Négresses Vertes
- Manhattan, Andreas Seyfarth et Ella Fitzgerald
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- Luxor, Gunter Baars et Philippe Katerine
- Tekao, D. Manetti et Ottawan

 

 

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27 janvier 2013 7 27 /01 /janvier /2013 13:38

 

Focus-Sid-Sackson-copie-1.jpg

Une magnifique image de GameGuyThinks

 

En 1963, l’américain Sid Sackson faisait paraître Focus. Connu sous divers noms (Domination, Dominio), et publié par une dizaine d’éditeurs différents, Focus a reçu le prestigieux prix du jeu de l’année allemand (Spiel des Jahres) en 1981. En 2013, ce jeu époustouflant fête ses cinquante ans. Focus se joue à deux ou à quatre, en équipe. Le but est d’empêcher tout mouvement adverse.

Comme régulièrement chez Sid Sackson, le placement de départ est plutôt inhabituel. Départ à deux joueurs (les deux images ci-dessous sont issues de la règle traduite et mise en ligne par François Haffner, JeuxSoc.fr) :


Focus Sid Sackson Nneka John Reuben Position de départ à 

 

Départ à quatre :

Focus Sid Sackson Nneka John Reuben Départ 4 joueurs

 

 

À tour de rôle, les joueurs déplacent leurs pièces de façon orthogonale, et les empilent. Une pièce se déplace d’une seule case, deux pièces de deux cases, trois pièces de trois cases etc. On peut empiler ses pièces sur celles de l’adversaire : la tour appartient à celui dont la couleur coiffe le sommet. Il est possible de couper une tour pour n’en transporter qu’une partie. On se déplace alors du nombre de pions transporté.
Les tours ne peuvent jamais dépasser cinq pièces de haut. Lorsque cela se produit, on enlève toutes les pièces excédentaires au bas de la pile. Se présentent alors deux possibilités : la pièce appartient à votre adversaire, elle est définitivement écartée. Elle vous appartient, vous la remettez dans votre réserve. À votre tour, vous pourrez la remettre en jeu, où vous le désirez, y compris, bien sûr, sur la couleur adverse. Lorsqu’un joueur ne possède plus de pièce apparente, ni aucun pion en réserve, il a perdu et son adversaire est déclaré vainqueur.

 Focus Sid Sackson Nneka John Reuben boîte

 

Focus n’est certainement pas le premier jeu d’empilement : les Dames, par exemple, le précèdent de quelques millénaires ! Il a cependant ouvert la voie à de nombreux jeux modernes tels que Dvonn de Kris Burm en 2001 ou, un peu plus tôt, le Gounki de Christophe Malavasi en 1997 ou encore le célèbre Avalam Bitaka de Philippe Deweys dès 1995. Les règles sont très simples et abordables par tous. Contrairement à la plupart des jeux, il n’y a aucune phase d’approche : les pièces amies et ennemies se trouvent directement en contact. Cela vous permet une attaque instantanée, mais bien entendu il faut s’attendre à une riposte éclair de l’autre joueur. S’il est facile de recouvrir les pièces hostiles, il faut bien se dire que tant que l’adversaire possède un ou des pions dans sa réserve, il n’a pas dit son dernier mot et reste excessivement dangereux. De fait, il n'est pas rare que de puissants coups de théâtre agrémentent vos parties. 

 

Domination Focus Sid Sackson John Reuben Nneka

 

Focus est un jeu adulé par un nombre incalculable d’artistes à travers le monde. Des dizaines de morceaux en chantent les louanges, de la version « mother fucker » à l’interprétation un peu plus chevelue (certains musiciens ont très vite saisi l’aspect « combatif » du jeu). Il semblerait même que Jean-Sébastien Bach ait proclamé son adoration de Focus dans sa « Toccata et Focus en ré mineur BWV 565 », trois siècles déjà avant la sortie du jeu. Je n’ai malheureusement pas réussi à mettre la main sur un enregistrement d’époque. En attendant d’en trouver un, je vous propose, une fois n’est pas coutume, deux chansons. À jeu exceptionnel, choix de musique exceptionnel !
La première nous est offerte par l’américain John Reuben. Elle date de 2007. Ses paroles traduisent parfaitement le ressenti que procure le jeu, à croire que l’interprète en a joué de très nombreuses parties : 
 

 

 

Le second morceau nous est brillamment servi par la chanteuse germano-nigériane Nneka dès 2008. Cette version, bien qu’un peu plus politique, n’en reste pas moins un hommage vibrant au jeu de Sid Sackson : 

 

 

C'est chouette, la vie de joueuse !

 

 

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- Mamma Mia, Uwe Rosenberg et les Négresses Vertes
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2 décembre 2012 7 02 /12 /décembre /2012 10:39

 

Mamma Mia Uwe Rosenbert et les Négresses Vertes blog ivy

 

Mamma Mia est une création tout à fait savoureuse de l’Allemand Uwe Rosenberg. Le but du jeu est simple : marquer le plus de points possible en honorant des commandes de pizzas. Pour ce faire, les joueurs empilent en un seul tas commun des ingrédients et des commandes, faces visibles. Une fois la pioche vide, on retourne le paquet central, et on trie les cartes par ingrédient. Lorsqu'une commande apparaît, on vérifie si tous les ingrédients qui la composent sont présents sur la table. Le cas échéant, le joueur à qui appartient la commande peut ajouter des cartes de sa main pour compléter la pizza. Si la commande est satisfaite, la carte rapporte un point et tous les ingrédients utilisés sont écartés. On continue ainsi jusqu'à ce que tout le paquet de cartes ait été trié. Une partie dure trois manches, soit une petite trentaine de minutes.
 

Mamma Mia Ingrédients pizza
Mamma Mia propose un mécanisme très original, qui peut décontenancer de prime abord. Il ne présente cependant aucune difficulté, et on comprend très vite la marche du jeu. Pour gagner à Mamma Mia, il faut toujours veiller à avoir assez de cartes Commande en main, mais à ne pas les jouer trop rapidement. Il faut en même temps garder suffisamment d'ingrédients pour la fin de manche, afin de compléter une pizza en cours d'élaboration. Mamma Mia ayant pour thème la nourriture et la cuisine, il n'est pas étonnant que ce soit un jeu de dosage !

 

Mamma Mia choix pizzas
Mamma Mia régale tous les publics depuis une quinzaine d'années, à tel point que le célèbre groupe suédois Abba en a chanté les louanges dès 1975. Cela a même donné naissance à un film en 2008, avec la grande actrice américaine Meryl Streep. Mais on retiendra surtout la version du groupe français emblématique de la fin des années 80 : Les Négresses Vertes avec « Hou Mamma Mia » :

 

 

 

 

Vous aimerez aussi :

- Manhattan, Andreas Seyfarth et Ella Fitzgerald
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C'est chouette, la vie de pizzaïola !

 


 

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1 octobre 2012 1 01 /10 /octobre /2012 12:05

  Boîte Manhattan


Manhattan est un jeu de majorité spectaculaire. Il a été créé par l’allemand Andreas Seyfarth, que l’on connaît également pour d’autres monuments ludiques tels que Puerto Rico, San Juan ou encore Thurn und Taxis. L’année de sa sortie, en 1994, Manhattan est récompensé par le prestigieux Spiel des Jahres, prix qui fait référence dans le monde entier.


 

Trois cartes du jeu Manhattan Andreas Seyfarth Trois cartes servant à désigner des emplacements

 


Les règles du jeu sont simplissimes. On dispose de cartes indiquant des emplacements sur le tablier, et de tronçons d’immeuble que l’on choisit en début de manche. À chaque tour, on place une pièce sur le tablier, où l’on veut, pour peu qu’on ait la carte correspondante. On a le droit de se placer par-dessus la pièce d’un adversaire, en posant au moins autant de tronçons que lui — c’est d’ailleurs la seule contrainte du jeu. Par exemple si, à un endroit, Andreas a posé quatre morceaux d’immeuble, vous devez obligatoirement poser une pièce de quatre tronçons. S’il en a posé cinq, et que vous n’êtes pas encore présent à cet emplacement, vous ne pourrez jamais le rattraper : les pièces de cinq tronçons n’existent pas. À la fin de la manche, quand tout le monde a placé les pièces de sa réserve, on fait un décompte des points. Pour voir à qui appartient un immeuble, on regarde son sommet : si la pièce supérieure est rouge, par exemple, l’immeuble entier, quelles que soient les couleurs qui le composent, est considéré comme un immeuble rouge. On marque un point par présence dans un quartier, deux points si on a la majorité dans un quartier, et enfin trois points pour le gratte-ciel le plus haut sur la totalité du plan de jeu. On additionne les points de chaque manche pour déterminer qui est le meilleur architecte.

 

Manhattan Andreas Seyfarth (10)

 

Manhattan cumule plusieurs avantages : il est déconcertant de simplicité, il permet des parties très attractives visuellement, il est accessible et intéressant quel que soit le public (familles ou joueurs aguerris), c’est un jeu très riche qui offre de multiples rebondissements.

 

Red Skyscrapers Dušan Mravec Red Skyscrapers © Dušan Mravec

 

 

D’ailleurs c’est bien simple, Manhattan, c’est tellement bien que depuis 1925, de nombreux artistes en chantent les louanges. Ici, une version d’Ella Fitzgerald datant de 1956 :

 

 


 

 

 

 

Dans la série Ludique en musique, vous aimerez aussi :

- Take it easy, une ode au hasard
- Luxor, j’adore
- Tekao

 

 

C'est chouette, la vie de joueuse !

  

 

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2 septembre 2012 7 02 /09 /septembre /2012 11:39

 

gouttes d'eau© photo-libre.fr

 

 

La sensation ludique du moment, avec une trentaine d'années de retard, c'est Take it Easy. Ce jeu a été créé par le britannique Peter Burley, que les joueurs connaissent également pour son succès commercial Kamisado. Depuis 1983, Take it Easy a connu des dizaines d'éditions dans des dizaines de langues différentes.

 

Take it Easy tranche © Ender Wiggins sur BGG 


Le principe est très simple. Une tuile est tirée au sort : chacun la cherche dans sa réserve et la place sur sa grille personnelle. Le but du jeu est de marquer le plus de points possible en formant des lignes de même couleur allant d'un bout à l'autre de la grille, sans aucune interruption. Chaque couleur est représentée par un nombre (le jaune vaut 9, le rouge vaut 6 etc.). Pour compter les points, on multiplie le nombre de tuiles par la valeur de la couleur. Par exemple, une ligne continue de cinq tuiles jaunes rapporte 9 × 5 = 45 points ; une ligne continue de quatre tuiles rouges rapporte 6 × 4 = 24 points. Bien entendu, les lignes discontinues ne sont pas comptabilisées. Une partie normale se joue en quatre manches et dure une quarantaine de minutes, mais il est parfaitement possible, en début de jeu, de décider de la longueur de la partie.

 

Take it Easy comptage des points
 

On pourrait reprocher à Take it Easy son manque total d'interactivité : chacun joue dans son coin. Certains critiquent également son esthétique peu affriolante. Mais le reproche majeur qu'on entend à l’encontre de ce jeu, c'est la présence de hasard.

 

Take it Easy partie en cours © Ender Wiggins sur BGG



Il faut toutefois noter que dans Take it Easy, le hasard est partagé : c’est  le même pour tout le monde, au même moment. Il n’y a pas une personne qui a une mauvaise tuile et les autres des bonnes : on a tous la même, en même temps. Selon ce qu’on a joué avant, selon la façon dont on a préparé le terrain, on va réussir ou non à tirer le meilleur parti de cette tuile commune. Dans ce sens, on peut affirmer que Take it Easy est stratégique. La victoire se prépare en effet plusieurs coups à l’avance, comme dans les meilleurs jeux de stratégie.

 

tile19


Le hasard vous garantit également que vos parties seront toujours renouvelées, et que tout le monde jouera au même niveau.  N’allez pas croire que les grands champions d’échecs ou de jeux abstraits sont des gens intelligents. Ce sont des gens comme vous et moi, sauf qu’avec la pratique, ils ont emmagasiné des milliers de schémas de parties différents et quoique vous jouiez, ils sauront comment répondre et vous mettre dans l’impasse. Le hasard vient contrecarrer ce type de jeu “automatique” et, à mon sens, vous offre une excellente occasion de faire preuve d’intelligence. À chaque coup, il faut en effet se réadapter, essayer de maximiser les éléments dont on dispose. C’est bien plus difficile que de répéter un schéma pré-enregistré, et ça permet à tout le monde de jouer sur un pied d’égalité. Chaque nouvelle tuile appelle un petit défi, c’est cela qui rend Take it Easy particulièrement addictif.

 

Take it Easy une ode au hasard Ghinzu
Petite note : dans certaines éditions, les lignes sont texturées ou comportent un motif. Dans d’autres, les traits sont parfaitement rectilignes, mais ils comportent toujours une valeur (de 1 à 9) et ces valeurs ont toujours la même orientation. Cela permet aux daltoniens de jouer sans aucun souci, malgré la présence de couleurs !



D’ailleurs, Take it Easy est tellement bon que des dizaines d’années après sa sortie, les meilleurs musiciens du monde continuent à en chanter ses louanges jusqu’en Belgique :
Ghinzu - Take it Easy

 

 

 

 

Vous aimerez aussi :

- Tekao
- Luxor, j’adore

 

 

C'est chouette, la vie de joueuse ! 

 

 


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8 août 2012 3 08 /08 /août /2012 11:07

 

 

Louxor j'adore ! (2)

 

 

Luxor est le troisième jeu, après Ramses et Sphinx, de la série "égyptienne" de l’allemand Gunter Baars, éditée autour des années 2000 par Ravensburger. Le matériel de Luxor est moins ostentatoire que chez ses prédécesseurs. Ici, point de pyramides multicolores ni de sphinx dorés, le décor est constitué d’une épaisse plaque de carton qu’on enfiche dans le support de jeu.


 

Louxor j'adore ! (4)

 

Elle sert à recevoir des tuiles illustrées de différents symboles. Lorsque vous alignez deux symboles identiques, vous posez un scarabée devant la tombe désignée par ce symbole. Si vous avez pris soin d’amener un archéologue à cet emplacement, et que vous y déposez le troisième scarabée, vous avez le droit de prendre l’un des trois sarcophages qu’elle contient. Les sarcophages représentent des points, et pour gagner, il faut bien sûr en accumuler le plus possible. Mais attention, vos adversaires convoitent les mêmes emplacements que vous, et il va falloir batailler ferme pour maintenir vos positions !

 

 

Louxor j'adore ! (3) 
 

 

Luxor est un excellent jeu familial, vite expliqué et facile à jouer. Il permet de nombreux rebondissements, et offre des parties toujours renouvelées.

 

Louxor j'adore !

 

 

Luxor, c’est tellement bien, que même des années après, on en chante encore les louanges :
 

 

 

 

 

 

La vie de joueuse, j’adore !



Dans la même rubrique :

- Tekao

 

 

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